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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/179

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appendice

la boxe anglaise et le foot-ball sont, en tous cas, beaucoup plus durs[1].

L’escrimeur à cheval doit s’exercer à passer rapidement son sabre d’une main dans l’autre ; mais comme la tenue des rênes complique singulièrement le mouvement et l’empêchera parfois de s’accomplir avec une prestesse suffisante, il doit aussi pratiquer les parades croisées. C’est là une des principales originalités de l’escrime à cheval. Si votre adversaire a réussi par exemple à prendre votre gauche tandis que vous avez le sabre dans la main droite et qu’un peu en recul de vous, il vous serve une attaque de dos, force vous sera de lui opposer une prime croisée. Que, s’avançant alors, il vous attaque à la cuisse après une feinte de figure, vous parerez au moyen d’une sixte basse, la main presque au niveau du genou de façon à protéger non seulement votre cuisse mais aussi l’encolure de votre cheval, à moins que, les chevaux ne « collant », vous n’en profitiez pour un corps à corps qui, en bien des cas, constituera la meilleure des parades. Les ressources de l’escrime à cheval sont

  1. On doit s’abstenir des coups de pointe et porter des masques spéciaux couvrant bien la tête et aussi la nuque. Une chemise de flanelle, une veste d’escrime tout entière en forte toile, une culotte résistante et des gants de fleuret avec l’intérieur en peau tannée complètent l’équipement désirable.