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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/173

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l’hygiène

de l’une ne saurait suppléer aux défaillances de l’autre. Cette vigilance d’ailleurs, comment s’exercerait-elle d’une manière continue ? Peut-on ausculter et palper les jeunes gens avant et après chaque séance ? Et, l’apprentissage terminé, imagine-t-on que l’homme, soucieux de son entretien, va courir chez le médecin, si même celui-ci se trouve à portée, pour se faire permettre et doser l’exercice auquel il désire se livrer ?

À un autre point de vue, on doit reconnaître que le recours trop fréquent à la science et à l’autorité médicales, parfois pernicieux pour les malades eux-mêmes, constitue pour les bien-portants un véritable germe de déchéance et ouvre la porte à la pire des inerties, à l’égoïsme, à la poltronnerie.

L’hygiène, telle que nous la concevons, est l’art pour chacun d’entretenir son propre auto, d’en tirer le meilleur rendement possible en puissance et en durée, et de remédier sur place et sans délai aux pannes légères qui surviennent à l’improviste.

Les lavages, les repas et le sommeil sont, hygiéniquement parlant, les actes fondamentaux de notre existence quotidienne. Pourquoi se laver, de quoi se nourrir, comment dormir, voilà des