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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/149

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un qui n’oublie pas

Nous avons fait notre grande ballade nautique, Henri et moi. Nous rentrons suffisamment moulus mais pas fourbus. Il s’agissait de descendre la Marne, puis la Seine de Joinville-le-Pont à Suresnes en traversant Paris la nuit, de façon à rencontrer le Point-du-Jour.……… à son heure. Chacun de nous ramait et barrait tour à tour. Le programme a été suivi exactement. Nous sommes partis hier de Joinville. Devant l’Institut, nous nous sommes offert un petit souper léger mais exquis et le repas matinal a eu lieu au pied du funiculaire de Bellevue. Paris vu de la rivière, illuminé, silencieux et désert donnait une impression inoubliable. À Suresnes, il nous a fallu tournailler dans le bassin en attendant l’homme qui devait prendre soin du canot ; il était en retard. Enfin nous avons pris le chemin de fer pour rentrer, tombant de sommeil. La ballade nous coûte à chacun 14 francs. Cela valait bien ça.

Dimanche 14 juin. — Été aux bains, en Seine, ce matin. L’eau était très froide. Dépense : 1 fr. 50.

Dimanche 19 et 26 juillet. — Bains, bien nagé, eau excellente. Je n’ai presque plus peur en me