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Page:Coubertin - L’Éducation des adolescents au XXe siècle, Volume I.djvu/125

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le maître et le gymnase

programme, se perfectionner sur certains points et s’initier aux autres.

Le lancer, la course, la gymnastique équestre sur le cheval de bois et jusqu’à l’aviron lui deviendront rapidement familiers. Restent l’équitation, la natation, le tir… pour lesquels une intervention spéciale demeurera nécessaire — et, bien entendu, l’automobile. Encore pourrait-il, dans toutes ces matières, acquérir des connaissances suffisantes pour en devenir en quelque sorte le « répétiteur » aux côtés de l’instructeur principal — et suppléer celui-ci à l’occasion.

L’obstacle, en somme, c’est bien moins la complexité des matières que l’esprit si différent dans lequel on les doit enseigner.

Il faut sacrifier les beaux principes, les recherches de correction et d’élégance, la lenteur et le fignolé pour viser au plus pratique et au plus rapide : toute une révolution sans doute mais qui dépend de la volonté du maître. À lui de savoir s’il adopte le point de vue de la gymnastique utilitaire et veut s’astreindre à suivre ses prescriptions.

Une des nouveautés qui découleront de cette adoption sera de forcer le professeur de gymnastique à sortir souvent de chez lui.