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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/91

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Il y a des tempéraments ainsi faits que — dans la pleine jeunesse surtout — la passion y détermine de petites révolutions générales. Ces révolutions, dans le cas qui nous occupe, risquent d’engendrer un trop-plein de force en même temps que de diminuer l’adresse ; les deux phénomènes sont d’ailleurs connexes ; qui se montre trop fort pour ce qu’il a à faire, n’est pas, d’ordinaire, adroit.

Voilà, nous semble-t-il, ce qu’on peut dire du vêtement sportif au point de vue de sa psychologie. Il est susceptible de créer une sorte de « préface » au sport lui-même et, dans les conditions que nous venons de fixer, cette préface est utile, car elle met l’homme en bonnes dispositions par rapport à l’activité musculaire qu’il va déployer. Celui-ci peut-il à son tour utiliser cette action par le renfort de sa propre pensée, de son imagination et de sa volonté — autrement dit : penser avec intensité, avec vouloir à un mouvement et s’en imaginer l’exécution le facilitent-ils ?… C’est là une question qui sort du cadre de