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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/89

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Pour cela, il faut qu’il constitue une préparation directe à ce qui va suivre, qu’il mette l’homme dans un état d’ensemble favorable aux mouvements auxquels celui-ci va se livrer et à l’effort qu’il va donner. L’émoi préalable peut être plus ou moins intense, mais, si faible soit-il, on peut lui distinguer deux caractères. Ou bien il est joyeux et confiant, ou bien il est inquiet et craintif. La confiance et l’appréhension, tels sont ses deux pôles obligatoires : il s’orientera forcément vers l’un ou vers l’autre. Si minime que nous admettions l’effet produit, il suffit à engendrer ici de l’aide et là de l’entrave. Il est des amateurs de sport qui sont peu maîtres de leurs nerfs et auxquels on devrait attribuer le qualificatif de neurasthéniques, si ce terme n’avait été dévié de son sens propre, en sorte qu’on ne peut plus en faire usage que pour désigner de véritables névrosés. Chez ceux-là, l’idée de la promenade à cheval ou en bateau évoque infailliblement la notion du cheval emballé ou du bateau qui chavire. Et cela ne les arrête pas ; ils se for-