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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/72

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L’éperon

Mai 1908.

On nous rappelait l’autre jour le mot pittoresque d’un vieux seigneur armant un jeune chevalier selon les rites solennels du moyen âge et lui recommandant d’être charitable envers les pauvres, d’honorer ses pairs et surtout de « bien éperonner son cheval ». Cette dernière parole mérite que nous nous y arrêtions un instant. Il semble, en effet, qu’un tel vœu n’ait rien de très flatteur. Autant vaudrait souhaiter au nouveau promu d’avoir une rosse entre les jambes, une rosse ayant perpétuellement besoin de l’éperon. Ne serait-il pas plus logique de lui souhaiter une monture qui n’ait jamais besoin d’être éperonnée ?… Très vrai, à moins