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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/71

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Une dernière question pour terminer ce bref exposé. Comment arrivera-t-on à établir des sanatoriums pour bien-portants ? Il s’agit d’une clientèle qui n’existe guère et qu’il faut créer. Toute clientèle à créer entraîne des aléas, et d’autre part pour édifier, équiper et mettre en train un pareil établissement, des capitaux assez considérables sont nécessaires. La réponse à cette objection est très simple. En admettant que personne ne veuille risquer l’entreprise, rien n’empêche un hôtel déjà existant de s’« annexer » un sanatorium pour bien-portants. Quelque chose d’analogue s’est produit en Suisse et en Allemagne, où maints hôtels de montagne qui n’avaient qu’une saison d’été se sont équipés en vue des amateurs de ski, de toboggan et de patinage et ont réalisé de la sorte d’importants bénéfices. De même bien des hôtels pourraient trouver leur avantage à organiser la cure de sports en attendant que des établissements spéciaux se créent pour l’assurer.