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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/63

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dants au sein d’une société trépidante, a décidé que l’heure avait sonné pour lui d’un répit obligatoire, il s’en va dans les Adirondacks camper avec des amis, chasser, pêcher, ramer sans nul souci possible de ce qui se passe au delà de l’horizon soudainement sauvage et primitif dans lequel il s’est enfermé. Les Adirondacks constituent pour lui et pour ses compatriotes un vaste « Sanatorium pour bien-portants ». Vaste et provisoire, car cette région, comme tout le reste du Nouveau monde, connaîtra l’ère de l’exploitation et de la culture, verra se multiplier les défrichements, les enclos, les routes et s’élever les habitations. C’est là précisément où nous en sommes, nous autres Européens. Il faut bien de la bonne volonté pour trouver chez nous le district solitaire où établir un camp à l’américaine avec à portée du gibier de terre et d’eau, une rivière ou un lac, et des prairies pour les longues chevauchées. De là le recours à un établissement mettant à la portée de l’Européen, au lieu des sports naturels qui lui sont rare-