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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/35

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musculaire ? Voyons ce qui se passe à la salle d’armes. Rapidement en tenue, vous voilà sur la planche, avide de mouvement ; vous fournissez une ou deux reprises pendant lesquelles vous dépensez le meilleur de votre force et vous le dépensez nerveusement, avec prodigalité. Suit une pause souvent exagérée avant que ne recommence la série des assauts promis aux camarades ; il arrive que ces assauts se nuisent l’un à l’autre, que le plus utile se trouve parfois écourté en faveur du suivant et que, somme toute, la dose totale désirable soit dépassée sans profit technique et au détriment de l’organisme. Essayez maintenant du repos préalable ; vous tomberez en garde infiniment mieux équilibré, plus résistant, plus calme, plus lucide. De sorte que les vingt minutes finiront par se retrouver amplement par la qualité sinon par la quantité du travail effectué.

Ceci ne s’applique pas seulement à l’escrime, mais à tous les exercices pris autrement que le matin, au saut du lit ; mais, pour diverses raisons et notamment pour celle-ci que des