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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/34

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pose aujourd’hui. Voici un homme très occupé (il est à remarquer que les plus véritablement sportifs d’à présent sont en général des travailleurs et des agissants) ; cet homme, échappé au poids de son labeur ou au courant de ses affaires, se précipite vers la salle d’armes ou le gymnase. En un clin d’œil il s’est déshabillé et a revêtu sa tenue d’exercice, et le voici les haltères ou l’épée en mains. Eh bien, il conviendrait que ce citoyen pressé eût le courage, la force d’âme de passer d’abord dix minutes étendu, le corps nu ou couvert d’un peignoir léger, sur la chaise longue décrite ci-dessus et que de nouveau, après sa douche, avant de sortir, il s’imposât ce stage si précieux. Quoi, dira-t-on, deux fois dix minutes, vingt minutes de perdues ! Eh ! mon Dieu, oui, vingt minutes, — non pas perdues, mais soustraites à la pièce en faveur de l’entr’acte, d’un entr’acte tout à fait essentiel à la mise en valeur de la pièce. Et puis ces vingt minutes, êtes-vous bien sûr qu’il n’y ait pas moyen de les caser sans rogner sur la part directe du travail