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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/33

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énergique des muscles fût suivi d’un délassement complet et absolu.

Nous autres nous appelons délassement la lecture du journal, la conversation avec des camarades, l’absorption d’un brandy and soda ou le « grillage » d’une cigarette. Sont-ce là des délassements ? Au point de vue cérébral peut-être ; non au point de vue général. Il ne faut pas seulement l’immobilité, il faut le silence des muscles. Et d’autant mieux que de nos jours cet organisme, qui vient d’être mis par la pratique d’un exercice un peu rude ou un peu prolongé à une épreuve salutaire, va reprendre tout de suite contact avec une civilisation trépidante bien différente de celle que retrouvaient les Grecs au sortir de leurs gymnases.

Le caractère intensif de cette civilisation exige davantage. Il exige que nous dédoublions le repos. Peut-être du reste l’hygiène antique le faisait-elle déjà. Nous n’en savons rien. L’utilité d’une telle prescription en tous les cas ne s’imposait pas alors comme elle s’im-