Ouvrir le menu principal

Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/264

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Le sport et la guerre

Avril 1912.

Les guerres de jadis avaient souvent un caractère un peu sportif. À de certaines époques on vit des levées en masse, comme au temps où Napoléon luttait pour l’accomplissement de ses folles ambitions et où l’Europe défendait contre lui son indépendance et sa liberté menacées. Mais d’autres guerres, comme furent au xixme siècle la guerre de Crimée ou les campagnes françaises d’Afrique, ne revêtaient pas ce caractère national. Tandis que la plus grande partie de la jeunesse demeurait à ses fonctions pacifiques, il n’y avait à s’enrôler que les plus allants, les épris d’aventures, les sportifs dont en ce temps-là rien ne satisfaisait, en dehors de la guerre, les instincts musculaires.