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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/254

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et satisfait en même temps le sens de l’agression si utile à quiconque se prend à douter de sa propre force et à en déplorer la disparition. Contrairement à ce que l’on pense généralement, ces exercices peuvent être réglés de façon à ne pas provoquer une grande dépense physique. Nous mettons à part (nous le répétons encore) le cas de l’apprentissage. L’apprentissage d’un sport comporte toujours une assez grande dépense. Si un homme n’a jamais enfourché un cheval, donné un coup de poing ou ramé, les remèdes sportifs ne sont pas utilisables pour lui en cas de crise neurasthénique. Mais le nombre de ces « ignorants », de ces « illettrés musculaires » va heureusement en diminuant.

La boxe, en pareil cas, ne doit jamais tourner à l’assaut ni même au coup de poing libre, dirigé par exemple sur le boxing-bag. Il faut la leçon dans toute sa rigidité, donnée et prise dans le plus complet silence, avec une obéissance passive de la part de l’élève. Mêmes conditions de silence imposé et de commandements