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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/246

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Pour les colons entre eux, sa valeur est inappréciable. Dans la plupart des climats de colonisation, l’Occidental est guetté par un double péril, alcoolique et charnel. Une forte activité sportive avec réseau de sociétés fédérées et organisation de rencontres fréquentes, est sans contredit le meilleur, on oserait dire le seul des antidotes à y opposer.

Maintenant, tout cela suppose chez celui que nous appelons le gouvernant, la connaissance et l’habitude tout au moins de certains sports, sinon de tous. Or, le jeune homme qui s’en va coloniser pour faire fortune, énergiquement, est d’ordinaire préparé à ce point de vue, mais, dans beaucoup de pays, le fonctionnaire ne l’est pas du tout. Il est singulier que les Occidentaux, quand ils envoient des fonctionnaires au loin, ne leur demandent même pas de savoir monter à cheval. Dans mon traité de la Gymnastique utilitaire, je me souviens avoir écrit ces lignes : « Parce que le futur bachelier accuse de bonne heure un goût marqué pour la physique et une aversion pro-