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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/227

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les spectateurs enfin qui se plaignent de ne voir que l’arrivée s’ils sont dans une tribune et de ne rien voir du tout s’ils suivent en vapeur, sans compter que la rivière m’est pas souvent d’un accès aisé et que les berges se prêtent rarement à la coûteuse édification des tribunes désirables. Il n’y a guère dans le monde qu’une « rivière à régates », la Tamise… et encore !

Il en résulte que l’effort très grand et très méritoire des organisateurs de régates ne saurait être couronné que d’un succès relatif. Le grand public ne vient pas et si, en une circonstance exceptionnelle, il se laisse attirer, il a chance de se retirer un peu déçu, n’ayant pu saisir en ces courtes visions, séparées par de longs et fastidieux entr’actes, l’admirable beauté d’un spectacle que seuls les initiés peuvent pleinement apprécier. Voilà certes bien des conditions mauvaises pour le progrès du rowing. Et c’est précisément ce qui prouve combien ce sport est puissant et supérieur. Comment, handicapé de la sorte, n’a-t-il pas rapidement