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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/220

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qui monte. S’il fauche au-dessous de lui en regardant la descente, il se penche beaucoup, au contraire, pour obtenir le même parallélisme par rapport à un sol qui descend. La difficulté et la contrainte sont alors très fortes. Lorsque le faucheur se place dans le sens de la pente, il dépense moins de force, mais plus d’adresse pour bien frôler le terrain, soit tourné à droite, de bas en haut, soit tourné à gauche, de haut en bas. Sur les pentes raides, l’équilibre n’est pas commode à garder.

Est-il nécessaire d’insister sur le cachet poétique d’un tel sport, au plein air, avec les arômes que dégage l’herbe haute semée de fleurettes multicolores ? C’est dans la montagne qu’il faut aller faire les foins pour jouir pleinement de ce sport exquis. Vous prenez bien, citadins emmurés, un vol de quatre jours pour aller, l’hiver, courir en skis sur la neige, et vous en rapportez une provision de force et de joie physique. Rien ne vous empêche, en été, de faire de même. Montez, muni d’un léger bagage alpestre, vers quelque coin perdu choisi