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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/219

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tement le geste nécessaire et suffisant — sans plus — ne se fatigue pas si vite. Ce sont d’ordinaire la gaucherie de l’attitude, la maladresse de ses mouvements, et surtout la raideur de ses reins qui le privent d’une partie de ses moyens. Pas de meilleur entraînement pour les reins d’un homme déjà souple que cette « élasticité centrale » indispensable pour bien donner le coup au ras du sol avec une jolie allonge en forme de croissant. C’est un spectacle artistique, qu’un parfait coup de faux ! Mais si les reins ne sont point du tout assouplis et si le corps pivote tout d’une pièce, l’aisance disparaît ; il n’y a plus de beauté ; il n’y a plus d’agrément non plus. La courbature est prompte et le spectateur s’en aperçoit… l’acteur aussi.

Toutes sortes de variantes interviennent. On peut faucher sur une pente en se plaçant face à la pente. Si l’homme regarde la montée, il fauche alors tout à fait au-dessus de lui ; il doit se redresser et ses bras travaillent très dur pour maintenir la faux parallèle au sol