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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/203

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vers britannique. Si le sport n’était pas pratiqué par les adultes, il en serait tout autrement. Mais qui est-ce que le petit Anglais imite en se livrant au sport ?… Son aîné déjà homme et que passionnent l’aviron, le football, le cricket. Quels sont les records qu’il a devant les yeux ? Des records d’homme, les plus élevés par conséquent auxquels il puisse lui-même aspirer. Quelles sont alors ses ambitions ? D’entrer dans une de ces fortes équipes qui défendent l’honneur universitaire ou l’honneur national sur les champs de jeu. Ainsi le sport apparaît comme le symbole même de la virilité. Franchir certaines enceintes sportives, c’est montrer aux autres et se prouver à soi-même qu’on est vraiment un homme. Tout ici repose donc sur le fait que les plaisirs sportifs sont des plaisirs d’adultes, des plaisirs d’hommes. L’état d’esprit créé par ce fait rappelle celui qui, jadis, poussait à un enrôlement prématuré le jeune gentilhomme avide de se signaler par des prouesses. En l’absence d’un tel état d’esprit, il est presque infaillible que