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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/200

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tence insensée et agitée ; je rêvais les passions ; j’aurais voulu toutes les avoir. Derrière la vingtième année, il y avait pour moi tout un monde de lumières et de parfums…, vaguement je convoitais quelque chose de splendide que je n’aurais su formuler par aucun mot, ni préciser dans ma pensée sous aucune forme, mais dont j’avais néanmoins le désir positif, incessant. » Et plus loin : « La femme était pour moi un mystère attrayant qui troublait ma pauvre tête d’enfant ; à ce que j’éprouvais lorsqu’une de celles-ci venait à fixer ses yeux sur moi, je sentais déjà qu’il y avait quelque chose de fatal dans ce regard émouvant qui fait fondre les volontés humaines, et j’en étais à la fois charmé et épouvanté… je me dépêchais bien vite de faire mes devoirs pour pouvoir me livrer à l’aise à ces pensées chéries. Je commençais par me forcer à y songer comme un poète qui veut créer et provoquer l’inspiration… Le jour enfin que je devinai tout, cela m’étourdit d’abord avec délices comme une harmonie suprême, mais bientôt