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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/197

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durance et d’audace et les maintiennent. Nous avons dit que généralement les seconds étaient plus désintéressés que les premiers. Il est vrai ; mais, d’autre part, leur attachement au sport semble avoir de bien moins fortes racines. Il est très rare que le « va de l’avant » délaisse complètement ses exercices favoris. S’il y est obligé par sa santé ou par les circonstances, il continue de leur marquer en quelque manière son attachement. On voit au contraire avec surprise des sportsmen de « Haute-école » abandonner de la façon la plus totale leurs sports au point de paraître même oublier le plaisir qu’ils y ont goûté. Le cas est très fréquent. Entre beaucoup d’exemples de cette opposition, je pourrais citer les noms amis de M. Féry d’Esclands, le célèbre escrimeur français, et de sir Charles Dilke, l’illustre homme d’État anglais, disparus tous deux assez récemment. Il y a près de vingt ans que M. Féry d’Esclands avait abandonné la pratique des armes où il avait excellé par une finesse et une perfection de doigté rares. Resté très vert et très