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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/185

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choses se seraient passées tout autrement. Ce qui m’a apporté un délassement lui aurait procuré un surcroît de fatigue. Il serait sorti du gymnase beaucoup plus reposé y ayant agi à sa guise qu’y ayant obéi aux ordres stricts du professeur. Sans doute il y a la question d’habitude. La discipline, il en a soupé, ce garçon ! Il la rencontre partout et cette brave dame ne peut exercer sur lui la moindre séduction… Oui, mais il y a encore autre chose. Même fût-il à l’abri de son fréquent contact, il ne saurait pas s’y soumettre volontairement comme je l’ai pu, moi. Alors ?… Le mot me revient à la mémoire, de ce général qui disait : « Avec des soldats de trente ans, que ne ferait-on pas ! ». À trente ans et au-delà, la vigueur est plus durable, plus générale et plus obéissante, parce qu’elle est mieux contrôlée.

N’embrouillons-nous pas les périodes en matière d’exercices physiques ? Nous commençons par la discipline et ensuite nous ne connaissons plus que la liberté. Évidemment, pour les tout-petits, la discipline, genre Kindergarten, rend