Ouvrir le menu principal

Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/184

Cette page a été validée par deux contributeurs.
___________________________
___________________________
178

Pourquoi ?… en récapitulant mes prouesses, j’ai constaté que je les avais toutes disséquées et discutées en mon for intérieur. Mon regard appréciait, comparait, supputait l’effort à faire, les distances ou les hauteurs à franchir ; d’où hésitation et résolution. Les autres fois, quelle différence ! La voix du professeur disait : « C’est mal fait pour telle ou telle raison ; recommencez. » Il n’y avait ni à hésiter ni à se résoudre, mais seulement à obéir en rectifiant légèrement. Je savais qu’avec lui je ne risquais point de me casser en exécutant un ordre imprudent ; cette confiance était un matelas suffisant.

v

Et maintenant, à cheval sur les barres — ce qui est une position tout aussi commode pour penser que d’avoir les pieds sur la cheminée, à l’américaine — j’analyse l’ensemble de mon expérience. Il m’apparaît tout à coup que j’ai oublié un élément : l’âge. En esprit je mets mon fils à ma place et je m’aperçois que les