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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/178

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Réflexions dans un gymnase

Janvier 1911.

On ne cause plus dans les gymnases. C’est un tort. L’habitude était excellente. Elle s’est perdue. Il faudra la reprendre. Les Anciens l’avaient établie et ainsi le gymnase se présentait comme un véritable foyer de culture humaine. À vrai dire on y parlait souvent de choses oiseuses et sans doute les potins y tenaient quelque place. L’inconvénient n’a plus la même portée et les sujets peuvent être aujourd’hui plus nombreux et plus variés. Et puis il y a l’art, les chants. Il est certain qu’en premier lieu on devrait réformer l’architecture du lieu. Nous avons fait du gymnase, qui fut naguère un si bel édifice, quelque chose de généralement hideux, sorte de hangar à bon marché, resserré et déformé. Comment oser