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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/17

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tier manuel, et ces derniers ne sont pas les moins ardents. C’est ainsi qu’en Angleterre, un grand nombre d’ouvriers consacrent au sport leurs heures de liberté, et pourtant ils n’y sont point poussés par leur genre de vie, qui n’est ni sédentaire, ni exempte de fatigue. Aux États-Unis, on peut faire la même constatation et l’Europe continentale confirme également l’expérience anglo-saxonne.

« Ne serait-on pas en droit de conclure que le sport est une des formes de l’activité, qualité qui ne dépend ni de l’intelligence, ni même de la santé, et qui est loin d’être universellement répandue, mais à laquelle la civilisation moderne sert d’aiguillon en lui procurant des occasions multiples de s’utiliser ? »

M. de Coubertin ramène psychologiquement les sports à deux groupes principaux. Les uns sont des sports d’équilibre et les autres des sports de combat : le mot équilibre étant pris dans le sens d’entente, d’harmonie. L’aviron, le patinage, l’équitation, la bicyclette, le tennis, la gymnastique aérienne, sont des sports d’équilibre ; l’escrime, la boxe, la lutte, la natation, l’alpinisme, la course à pied, le football, sont des sports de combat. Une brève