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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/164

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peu, lentement. Le propre de celles d’aujourd’hui — leur nouveauté, si l’on veut, — c’est qu’elles terrassent aussi des forts sur qui elles agissent brusquement, avec une brutalité tout à fait inattendue. Ceux-là ne sont point des malades imaginaires ; ni l’imagination, ni la volonté chez eux ne sont atteintes ; ils ne se croient pas malades et ils ne veulent pas l’être. Ils sont terrassés tout de même. Les choses se passent pour eux comme si l’huile de pétrole qui alimente la lampe venait à manquer tout à coup. Il semble que l’influx nerveux fasse défaut de même. Sans doute, bien des petits symptômes, s’ils s’étaient écoutés, les eussent avertis de la catastrophe prochaine, mais, quoi ! ils se sentaient robustes et avaient confiance en leur santé. Ainsi avons-nous vu ces derniers temps tomber sur la route (et quelques-uns par une neurasthénie allant jusqu’au suicide) des hommes de races et de professions fort différentes : un officier supérieur, un acteur célèbre, un professeur de renom, un maître d’armes sont parmi les cas