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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/16

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avaient agi soit l’exemple de camarades influents, soit le désir de briller dans des concours et d’y récolter des applaudissements, ou bien encore des jeunes gens vigoureux, agiles, bien découplés, ayant paru goûter l’entraînement forcé du régiment.

« Ni les uns, ni les autres n’avaient acquis de la sorte l’instinct sportif qui leur manquait ; l’habitude, sur ce point, ne leur avait pas tenu lieu de seconde nature, et, dès qu’avait cessé l’action toute extérieure et artificielle — persuasion ou contrainte — à laquelle ils obéissaient, ils avaient délaissé des exercices qui, sans leur déplaire, ne répondaient cependant en eux à aucun besoin, à aucune impulsion irrésistibles. Or, ce besoin, cette impulsion, se font jour fréquemment chez des individus placés dans des conditions absolument inverses, c’est-à-dire n’ayant eu, ni par éducation, ni par camaraderie, de contact avec le sport, et doués d’ailleurs de moyens physiques très imparfaits. »

Puis l’auteur observe que la plupart des sportifs sont des gens occupés, c’est-à-dire des employés, des hommes qui ont une carrière, une profession, et même qui exercent un mé-