Ouvrir le menu principal

Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/147

Cette page a été validée par deux contributeurs.
___________________________
___________________________
141

vaut, pour y réussir, de l’aborder en confiance et, s’il est déraisonnable de s’y jeter tête baissée sans avoir pris les précautions indiquées, il l’est peut-être plus encore de s’y présenter avec la notion exacte de toutes les chances d’accident et de toutes les probabilités d’échec qui peuvent surgir.

Le nageur a besoin lui aussi d’insouciance pour se lancer avec sécurité à travers la vague. Comme le cavalier, il n’est pas le plus fort. Il s’attaque à beaucoup plus puissant que lui ; c’est la supériorité de l’intelligence qui leur permet à tous deux de rester les maîtres. Ils doivent être prudents, mais un optimisme conscient constitue pour eux la force par excellence, celle que rien ne remplace si elle fait défaut. Il semble que le gymnaste aérien et le boxeur puissent être rangés aux côtés du cavalier et du nageur parmi ceux que favorise l’excès de la confiance sur la méfiance. Après avoir mis de leur côté par des soins appropriés ce qui est utilement calculable, leur élan doit s’opérer avec toute la liberté et l’aisance possibles. D’un