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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/146

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natation. Il est à peu près impossible d’être bon cavalier si la confiance ne domine pas à un degré considérable. C’est un phénomène bien connu que le cheval est à cet égard impressionné de façon directe et constante par l’homme qui le monte et que sa maniabilité et même l’utilisation de certaines de ses capacités sont en raison directe de la confiance que lui inspire le cavalier ; et cette confiance est en rapports également directs avec celle que le cavalier possède en lui-même. La confiance dont nous parlons là se renforce sans doute par l’expérience : les talents équestres qu’on se connaît en constituent la base rationnelle. Toutefois, c’est plutôt un état d’âme spontané qu’un résultat acquis. Il arrivera qu’entre deux garçons qu’on met à cheval, l’un se trouvera tout de suite en confiance tandis que l’autre n’y sera pas. Et par la suite, la science acquise par le second ne contrebalancera point complètement l’absence de la qualité essentielle possédée par le premier. Quiconque a franchi le moindre obstacle sait parfaitement ce que