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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/122

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geur à la fin d’un concours de vitesse ; vous ferez sur eux des observations analogues. Or, ce que le regard révèle ainsi au simple spectateur, l’acteur le ressent avec une force singulière. Il connaît la beauté et l’agrément du rythme ; il les a connus dès qu’il a atteint la dose d’adresse et d’entraînement suffisante à les lui faire goûter en lui procurant l’aise nécessaire. Il sait d’autre part et par expérience que la vitesse excessive embrouille et détruit le rythme. D’où vient qu’il y renonce si volontiers ? Et, bien entendu, nous ne prenons pas à partie celui qui est engagé dans une compétition véritable, car celui-là doit, avant tout, se proposer d’être le premier et, course ou assaut, c’est par la vitesse (ou bien alors par l’endurance) que s’obtiendra la victoire. Mais nous parlons du sportsman de tous les jours que tourmente visiblement le démon de la vitesse et qui délaisse pour cela les charmes du rythme. Le cas le plus commun et le plus intelligible est celui du chauffeur. Vous nous direz que l’automobile n’est pas tout à fait un