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Page:Coubertin - Essais de psychologie sportive.djvu/117

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Sportsmen malgré eux

Août 1909.

Une lettre fort ancienne passait l’autre jour sous nos yeux. Elle était datée de février 1513. Un jeune homme y rendait compte, à l’un de ses amis, de la fin d’un trajet commencé ensemble : « Le jour même où je t’ai quitté, je suis parvenu à Venise. Courageusement, diras-tu ? Non. Incommodément. La route était tout ce qu’il y a de plus boueux ; j’avais le cheval que tu sais et une selle qui m’a tout meurtri. Dans le milieu de l’après-midi, j’ai pris le bateau pour Mergara. Le trajet à rames n’est pas long. Je n’en ai pas moins enduré le froid, surtout aux pieds. » En lisant ces lignes si vivantes, bien que vieilles de tout près de quatre siècles, notre pensée s’en allait vers ces innombrables chevauchées d’autrefois, auxquelles participèrent, à coup sûr, beaucoup