Page:Coppée - Contes tout simples, 1920.djvu/35

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Pilier de Café.


Pendant les quinze ans qu’avait duré son premier mariage, Mme Râpe n’avait pas eu beaucoup d’agrément, attendu que son mari, l’un des plus forts droguistes en gros de la rue de la Verrerie, passait, par mauvaise habitude, toutes ses soirées au café. Pas d’autre reproche à lui faire. Très bon commerçant, — même un peu filou, ce qui ne gâte rien, ― M. Râpe avait