Page:Coppée - Contes tout simples, 1920.djvu/34

Cette page n’a pas encore été corrigée


L’ouvrage a même été reproduit dans plusieurs feuilles de province ; et comme, l’autre jour, Jean Vignol était venu toucher ses droits à la caisse de la Société des Gens de Lettres, il a eu la seule joie de sa vie littéraire.

Le plus illustre, le premier des romanciers de ce temps lui a touché l’épaule devant le guichet :

« Dites donc, monsieur Vignol, j’ai lu deux ou trois feuilletons de vous, ces jours derniers... et j’ai trouvé là des choses très bien, très sincères, très émues, sur les enfants... »

Le pauvre homme en rougit jus-qu’aux oreilles.

« Merci bien, mon cher maître, répondit-il en bégayant de plaisir. Mais c’est que... voyez-vous... maintenant... quand j’écris quelque chose sur les enfants... je travaille d’après nature. »