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Page:Coppée - Contes tout simples, 1920.djvu/13

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baux, comme rédhibitoire, l’exercice de cette profession, la considérant comme aussi funeste pour un immeuble que les états à marteaux.

Jusque-là, disons-le, la petite papetière s’était peu intéressée à la littérature. Les confiseurs ont horreur des sucreries ; les marchands de journaux n’en lisent aucun. Mais, dès qu’elle fut amoureuse, elle parcourut les feuilles, dans l’espoir d’y trouver le nom de cet homme aux yeux de flamme, qui entrait tous les jours dans sa boutique, sans qu’elle pût jamais obtenir de lui autre chose qu’un sourire de politesse, de ce beau dédaigneux, qui lui avait si profondément troublé le cœur.

Et elle le trouva, ce nom, elle le retrouva, chaque matin, à la fin de bien des pages qui lui firent de la peine, car le poète publiait alors obscurément, dans un journal peu répandu, un roman-feuilleton, où ce pauvre diable qui logeait au premier en descendant du ciel, et