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Page:Contes tjames, trad. Landes, 1887.djvu/97

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La vieille répondit : Avec une maison si misérable, quand le roi viendra et sera là, comment ferons-nous ? Kajong répondit : Allez toujours. Quand vous reviendrez, vous trouverez une belle maison. La vieille Annamite alla inviter le roi.

La vieille Annamite arriva au palais du roi. Les chiens aboyèrent. Les serviteurs demandèrent : Qui vient à cette heure ? La femme répondit : C'est moi. Ils dirent : Que venez-vous faire ? Elle répondit : Je viens inviter le roi à un festin. Les serviteurs allèrent rendre compte au roi. Le roi dit à ses serviteurs de prendre un palanquin pour le porter à la fête de la vieille Annamite. Quand les serviteurs portèrent le roi hors du palais on vit un tapis qui s'étendait de la grande porte du palais à la maison de la vieille. Le roi, monté sur son palanquin, arriva à la grande porte de la maison de la vieille, il vit que l'on avait rempli la maison de gâteaux.

La vieille, voyant sa maison devenue si belle, fut frappée de surprise. Les gâteaux dans la maison, Kajong les avait fait apparaître. Arrivé là le roi descendit et entra dans la maison. Kajong dit à la vieille de prendre une corbeille des gâteaux qu'elle avait faits et de les offrir au roi pour les manger. Le roi mangea ces gâteaux et vit qu'ils étaient tout pareils à ceux que faisait Kajong. Il fut saisi de tristesse et cessa de manger. Il demanda à la femme : Qui a fait ces gâteaux, madame ? La femme répondit : Je ne sais ; il y a beaucoup de monde, je ne sais qui a fait ces gâteaux.

Le roi chiqua du bétel de là corbeille de la vieille et vit que ces chiques étaient toutes pareilles à celles que faisait Kajong. Il se mit à gémir et Kajong gémit aussi. Le roi entendit les gémissements de Kajong, il entra dans la maison de la vieille et vit Kajong, il l'embrassa et pleura. Le roi avait pitié de ce que Kajong était orpheline. Kajong pleurait aussi. Le roi donna de