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Page:Contes tjames, trad. Landes, 1887.djvu/17

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ses buffles. Comment feras-tu pour ne pas en perdre, de ces buffles si nombreux ? Sa mère ne voulait pas le louer, mais il ne l’écoutait pas et constamment il lui disait d’aller parler au roi pour qu’il le prît. Sa mère consentit donc à aller parler au roi.

Quand elle arriva à la grande porte du roi les chiens aboyèrent. Les serviteurs[1] de gauche et de droite demandèrent : qui vient là pour que les chiens aboient ? La mère de Noix de Coco répondit : C’est moi ! Les serviteurs de gauche et de droite lui demandèrent : Que viens-tu faire ? La mère de Noix de Coco dit : Je viens parler à sa Majesté. Mon fils Noix de Coco m’a dit de venir le louer à sa Majesté pour garder les buffles de sa Majesté.

Les serviteurs de gauche et de droite rentrèrent et avertirent le roi. Ils dirent : Poussière de la plante des pieds de votre Majesté, voici que la mère de Noix de Coco vient demander les buffles de votre Majesté pour que son fils les garde.

Le roi ordonna aux serviteurs de gauche, aux serviteurs de droite de faire venir Noix de Coco et sa mère. Les serviteurs de gauche et les serviteurs de droite appelèrent la mère de Noix de Coco et Noix de Coco. Ils entrèrent, et alors le roi demanda à la mère pourquoi elle lui amenait son fils. La mère répondit : Poussière de la plante des pieds d’or, mon fils Noix de Coco m’a dit de venir le louer à vous pour qu’il garde vos buffles. Le roi lui dit : Mes buffles, trente serviteurs les gardent sans succès et ils n’évitent pas d’en perdre. Mes buffles sont au nombre de trois cent mille. Comment Noix de Coco les gardera-t-il avec succès ?

Le roi dit à Noix de Coco d’approcher et lui dit : Mes buffles

sont au nombre de trois cent mille, les garderas-tu avec succès ?

  1. Je traduis par serviteurs le mot pannong qui désigne des officiers royaux.