II
LA DESTINÉE.
La connaissance des Destinées générales, de la Loi d’Unité universelle, se divise pour l’homme en trois branches :
Unité de l’homme avec lui-même ;
Unité de l’homme avec Dieu ;
Unité de l’homme avec l’Univers.
Bien que ces trois branches soient liées intimement entre elles, la première, celle de l’unité de l’homme avec lui-même, est celle dont la connaissance importe surtout à notre bonheur.
Or, cette unité de l’homme avec lui-même ne peut résulter que de l’harmonie des trois sphères, intellectuelle, animique et sensitive de notre nature, c’est-à-dire de l’accord de intelligence et des passions.
Cette harmonie, cet accord, doivent être précisément et nécessairement le caractère suprême de la Destinée vraie de l’homme : sans cela, Dieu, Créateur et Ordonnateur, serait absurde, ou méchant d’une méchanceté infernale.
Jugez déjà le passé avec cette donnée indéniable. Jugez les hommes, les meneurs d’hommes j’entends ; car je ne parle pas de ce vaste troupeau humain, appelé dans toutes les nations le peuple, et qui a vécu jusqu’ici misérablement courbé sur une terre trempée de sang humain et de larmes humaines. Les meneurs des hommes, philosophes, législateurs et prêtres, ont-ils pris pour but de