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LE CONSCRIT


dédié à


M. ÉVARISTE VAN CAUWENBERGHE


bourgmestre de schilde


Comme témoignage d’estime particulière et de sincère amitié.



L’AUTEUR À SES AMIS


Estimables Lecteurs et Lectrices !

Vous, mes bons amis, qui êtes demeurés fidèles au conteur, quoique son nom ait été pitoyablement vilipendé par les passions surexcitées, je vous apporte aujourd’hui une bonne nouvelle.

J’ai été malade.

Mon esprit était fatigué, mon âme désenchantée, mon corps souffrant. Moi, que Dieu a doué au moins d’énergie morale et d’un vaste instinct d’affection, je tombais dans l’abîme du plus amer découragement, et je sentais avec effroi un poison mortel, — la haine des hommes peut-être, — se glisser dans mon cœur rétréci.

N’ai-je pas vu, pour la première fois de ma vie, dans