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Un grand nombre d’autres composés, de constitution chimique analogue, n’ont donné aucune luminescence bien qu’il y ait souvent réaction vive avec abondant dégagement gazeux.

La lumière émise ne présente aucune propriété spéciale ; elle est très pauvre en rayons photochimiques, mais permet néanmoins d’obtenir des images en 15 à 20 minutes.

La cause de rémission de lumière est la production et la décomposition immédiate de chlorure d’azote.

Cette conclusion résulte des expériences suivantes :

1° Le spectre de luminescence est le même que celui que j’ai observé pendant la décomposition explosive du chlorure d’azote (procédé électr, oljtique de Kolbe).

3° On peut produire la réaction des hypociilorites sur l’urée en deux phases : production du chlorure d’azote, décomposition explosive de ce corps avec émission de lumière. Si l’on ajoute une solution d’urée à une solution concentrée d’acide hypochloreux (préparé par la méthode de Balard), la réaction est toute différente de celle qu’on observe en présence d’alcalis. Il n’y a d’abord aucune réaction, puis le mélange se trouble après quelques minuliis et il se rassemble sur les parois du vase de petites gouttelettes huileuses ; ces gouttelettes font explosion avec émission de lumière en présence d’essence de térébenthine. Les alcalis déterminent également la décomposition. La présence d’un excès d’alcali est d’ailleurs nécessaire pour que la décomposition de l’urée par les hyjiocliloriles ou hypobromites donne une effervescence avec production de lumière.

Une solution concentrée d’hypobromite de soude donne encore une luminescence assez vive quand on y projette quelques fragments damalgame de sodium. Les bulles irhyJrogène qui se dégagent s’entourent d’une zone lumineuse. Comme l’hydrogène seul ne donne rien de semblable, je pense que les particules d’amalgame de sodium entraînées |)ar le dégagement gazeux jouent le rôle principal dans cette luminescence.


PHYSIQUE. — Sur l’impossibilité physique de mettre en évidence le mouvement de translation de la Terre. Note de M. P. Langevin, présentée par M. Mascarc.

I. On sait que toutes les expériences tentées pour mettre en évidence le mouvement de translation de la Terre par rapport à l'éther électromagnétique ont donné des résultats négatifs. M. Lorentz a montré récem-