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Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 070, 1870.djvu/351

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COMPTES RENDU
DES SÉANCES
DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES.




SEANCE DU LUNDI 21 FEVRIER 1870.
PRÉSIDENCE DE M. LIOUVILLE.

MÉMOIRES ET COMMUNICATIONS
DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE L'ACADEMIE.


ÉLECTRO-CHIMIE. — Mémoire sur la production des courants électro-capillaires dans les os, les nerfs et le cerveau ; par M. BECQUEREL (Extrait.)

Je suis revenu dans ce Mémoire sur le courant osseux, qui contribue à la nutrition du tissu auquel il appartient. Les nouveaux résultats que j’ai obtenus montrent que ce courant persévère encore pendant un temps plus ou moins prolongé, après que la vie a cessé.

J’expose ensuite le commencement de mes recherches électro-capillaires sur l’encéphale et le système nerveux en général.

Un courant osseux est obtenu avec un os, dans l’intérieur duquel on introduit une lame de platine dépolarisée et dont la surface est recouverte d’une lame semblable, le tout plongeant dans de l’eau distillée. Ce courant remplace les courants partiels qui ont lieu dans les espaces capdiaires, comme je l’ai prouvé dans mon précédent Mémoire, ce qui permet d’en déterminer la forme électromotrice, dont l’intensité est en rapport avec l’action chimique produite.

Quatre fémurs de moutons nouvellement tués, soumis à l’expérience pendant plus d’un mois, ont donné des forces électromotrices présentant peu de différence dans leur intensité. Cette force est à peu prés le quart de celle d’un couple à acide nitrique ; ne peut-on pas en tirer la conséquence vraisemblable, qu’une partie des phénomènes de nutrition des os