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Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 070, 1870.djvu/344

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prochant de la forme sphérique, est plongée dans un air ambiant uniforme. Dans sa chute elle cristallise en neige, suivant le système hexagonal, caractère invariable dans ses principaux éléments constitutifs.

La cristallisation commence à s’effectuer à la périphérie suivant six branches équidistantes. La variété qui existe dans ces ramifications adhérentes au noyau central est motivée par les écarts dans les différences de volume des gouttelettes passant à travers des couches de l’atmosphère dont la température n’est pas uniformément semblable ; quelques fractions de degré déterminent ces aspects multiples des fleurs de neige. Leurs dimensions variant en outre de 1 à 7 millimètres environ, il s’ensuit que les cristaux sont modifiés suivant les quantités de liquide qui sont entrées dans leur précipitation. Si les unes sont insuffisantes à leur complet achèvement, les autres sont trop importantes proportionnellement au volume moyen, dont les limites ne peuvent être dépassées. Ce dernier cas donne naissance à un dédoublement symétrique, sans séparation, de la gouttelette, qui se solidifie ainsi en deux parties. Dans cette subdivision, la réunion de chaque système cristallin s’opère au moyen d’un petit étai à section prismatique hexagonale ayant chacune de ses arêtes correspondant exactement à la naissance de chacune des six branches régulières des formations cristallines qu’il réunit. Le plus fréquemment il est plein, mais quelquefois aussi il est creux, étant plus épais, conservant malgré cela sa même section géométrique. Les cristaux doubles paraissent être un cas particulier de la neige, dans lequel ils ne s’écartent pas des caractères génériques.

La température de -3 degrés à la surface du sol est celle qui semble être le plus favorable aux observations ; il est nécessaire que les flocons voltigent dans un air assez froid pour pouvoir être recueillis, tels qu’ils ont été précipités des régions atmosphériques, sur un drap noir que l’on soumet au microscope. (Observation du 19 janvier 1870.)


PHYSlOLOGIE. — Influence de la lumière verte sur lu sensitive. Note de M. P. Bert, présentée par M. Claude Bernard.


En poursuivant sur la sensitive les recherches dont j’ai déjà eu l’honneur d’entretenir l’Académie (Comptes rendus, t. LXV, p. 177, et t. LXIX, p. 875), j’ai été amené à étudier l’influence de l’obscurité et de la lumière blanche ou diversement colorée. Je demande la permission d’indiquer aujourd’hui le résultat que m’a présenté la lumière colorée en vert.

La méthode employée a consisté à placer les plantes dans des espèces