Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 070, 1870.djvu/340

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


fois, et le fil qui l’entoure donnera quatre ondes électriques, soit seize ondes pour les quatre par révolution de l’arbre.

Un appareil, très-imparfaitement construit d’après ces données, ayant quatre bobines de om,20 de longueur, sur chacune desquelles sont enroulés parallèlement trois fils de cuivre de 1 millimètre de diamètre et de 3o mètres de longueur, influencés par quarante aimants permanents qui peuvent porter 70 kilogrammes, rougit om,20 de longueur d’un fil de platine de de millimètre et fond un fil de fer de même grosseur et de même longueur. La même machine produit environ par seconde centimètre cube de gaz provenant de la décomposition de l’eau.

On comprend, d’après ce qui précède, que l’on peut monter sur un arbre commun deux systèmes de bobines, qui permettraient d’en faire soit une machine de Willd, soit une machine de Laad, en remplaçant les aimants permanents par des électro-aimants.

La disposition des bobines, retenues simplement par une rainure et une vis, permet de les déplacer très-facilement, pour transformer l’électricité produite en tension ou en quantité.


PHYSIQUE. — Note sur un baromètre photographique et nouveaux détails historiques sur le rayonnement lunaire ; par M. P. Volpicelli.


Les instruments graphiques sont très-utiles pour avoir une mesure continue des phénomènes, surtout en météorologie ; mais, parmi eux, les instruments photographiques, étant les plus fidèles, doivent être préférés à tous les autres. En effet, dans les observatoires d’Angleterre, la photographie, pour les observations météorologiques, a été préférée ; elle est indispensable pour les observations magnétiques. Cette méthode n’ayant encore été introduite ni à Rome, ni dans le reste de l’Italie pour la météorologie, j’ai voulu prendre l’initiative en construisant un baromètre photographique pour l’Université romaine. Les modifications principales que j’ai introduites, pour obtenir une plus grande exactitude, sont les suivantes :

1° L’échelle en millimètres est tracée sur une plaque de verre, et elle est photographiée avec les différentes variations barométriques, sur le même papier sensible, appliqué sur un cylindre qui accomplit une révolution autour de son axe, en vingt-quatre heures. On écarte ainsi toute erreur produite par les variations inégales que le papier peut éprouver.

2° Avec des écrans convenables et avec une lentille cylindrique assez haute, remplie d’une solution toujours saturée d’alun, qui se renouvelle