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I l y a quelque temps, j’ai lu ceci : « Le comte de Vogüé a dit du russe que traduire cette langue de diamant, c’est une gageure à rendre fou de désespoir. » Pouchkine, lui-même, l’affirmait. « À mon avis, disait-il, rien n’est plus difficile que de traduire des vers russes en français, vu la concision de notre langue[1]. »

On pourrait s’expliquer par là que si peu de poésies russes aient été, jusqu’à présent, transcrites par nos poètes, quoique, à vrai dire, le nombre soit grand de

  1. Figaro, 18 juin 1892.