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Page:Coignet - Les Cahiers du capitaine Coignet, 1883.djvu/82

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Ces gros ventres se lèvent pour la saluer ; elle se retire et fait apporter des rafraîchissements ; elle fait demander si ces messieurs lui feraient l’honneur d’accepter son dîner : ils répondirent qu’ils acceptaient avec plaisir. Le dîner fût magnifique. — M. Potier me fit appeler : « Dites à tous les palefreniers de tenir les chevaux prêts ; je vais mener ces messieurs visiter les chevaux. »

Je donne les ordres et tout fut prêt. Ces messieurs voulurent voir l’établissement, dont ils furent enchantés, et passèrent aux écuries pour visiter les chevaux et les faire sortir. « Les voilà tous par ordre, leur dit M. Potier. Faites-les sortir. »

On demande le numéro 1 avec bridon et couverture. On me présente le cheval, je le fais trotter. Monsieur me dit : « Montez-le ï » Je le fais marcher au pas en tenant mon bridon, et là la main bien placée, je saute ; ils n’eurent pas le temps de me voir monter. Je le fais trotter et le présente devant ces messieurs qui le flattent en disant : « C’est bien ! »

Numéro 2 », dit mon maître. On me présente le cheval : « Montez-le, disent ces messieurs. Au pas !... au trot !... Ça suffit. A un autre ! »

Et ainsi de suite, jusquà douze. On me demande alors : « Sont-ils tous dressés comme ces douze-là ? — Je vous l’assure. — Ça suffit.