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Page:Coignet - Les Cahiers du capitaine Coignet, 1883.djvu/502

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qua pas d’adresser sa pétition à M. Larabit qui tonnait à la tribune en notre faveur, mais en vain. On ne reniait pas notre dette, mais c’était toujours rejeté ; il ne lâchait pas prise ; tous les ans, il recommençait. Un jour je le vis et lui dis : « Vous vous donnez bien du mal pour nous. Si vous pouviez seulement obtenir les intérêts de nos sept ans ? Les intérêts de 875 francs ne feraient que 43 fr. 75 c. qu’ils ajouteraient tous tous les ans à notre pension et les vieux légionnaires seraient contents. — Je vous remercie, me dit-il, je n’oublierai pas votre avis. « A force de renouveler nos pétitions, ça finit par prévaloir. A partir du 1er janvier 1846 et en 1847, il nous était dû 350 francs au lieu de 250, ce qui fit la joie des 10,000 légionnaires les plus anciens. Le 1er janvier 1847 arrivé, ils reçurent tous leur 350 francs, mais moi je ne reçus rien. J’attends jusqu’au 5 janvier, puis jusqu’au 16 ; je réclamai, on me mit dans le panier, ce qui veut dire les oubliettes. On ne me répondit point. Mais mon Dieu, ils ne veulent donc plus, me payer ma croix ? Enfin, le 18 janvier, je reçois une lettre de la Légion, je me dis à part : J’ai bien fait de leur écrire, voilà mes 350 francs qui arrivent. Pas du tout, je ne trouve que 250 francs. Mais ce n’est pas mon compte ! J’ai droit à 350, ils se moquent de moi. On fit ma déclaration à la Chancellerie, mais on en fit comme des autres, on la mit au panier. Enfin, le 31 jan-