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Page:Coignet - Les Cahiers du capitaine Coignet, 1883.djvu/318

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galop au lieu du passage, suivi de porte-mousquetons ayant des armes. Là, il attendait le passage du cerf, et s’il le manquait, il partait comme la foudre pour se trouver sur un autre point de passage.

Le second relai parti, la chasse, dans peu de temps, s’est trouvée très loin de nous. Nous étions silencieux à notre place. Le major me dit : « Il faut faire la manœuvre et déployer votre voix… Faites former le carré par division en marchant, par la plus prompte manœuvre. » Je commence : « Formez le carré sur la deuxième division, en marchant… Première division : Par le flanc gauche et par file a droite !… Troisième division : Par le flanc droit et par file à gauche !… Quatrième division : Par le flanc gauche, par file a gauche !… Pas accéléré ! Deuxième division : Pas ordinaire ! »

J’avais fait une faute que je ne pus réparer, et le major me dit : « Vous vous pressez trop ; vous y mettez trop de feu. Faites déployer votre carré ! Ne vous pressez pas. »

Mais l’Empereur m’avait entendu de l’endroit où il attendait son cerf ; il n’avait rien oublié de mes fautes. Le cerf fut tué par lui, et les cors de chasse cornèrent le ralliement ; toutes les calèches arrivèrent au rendez-vous. L’Empereur, content, était là pied à terre, ce beau cerf près de lui. Toute sa cour réunie, il nous fit appeler et dit à notre major : « Qui commandait la ma-