Page:Claude-François Chazot - Hymne à la liberté.djvu/3

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Honteux d’avoir hanté la demeure des rois,
L’adultére odieux, respectant nos familles,
Verra les bonnes mœurs d’accord avec les loix,
Constamment réprimer ses vices indociles.
Garants de nos vertus, nous verrons nos enfans,
Ressembler à l’honneur comme aux traits de leurs peres ;
Les crimes sur leurs pas, trouver leurs châtimens
À la fois justes & séveres.

Eh ! que pourront alors, tous les tyrans du Nord,
Et l’esclave Germain que fait trernbler un maître ?
Qui pourra redouter le fanatique effort,
De l’espagnol armé pour l’autel et le prêtre,
Et les honteux projets d’un ministre pervers,
Qui, d’Albion, chez nous, attisant l’infamie,
De lâches trahisons, veut remplir l’univers,
Que déshonore encor sa vie ?

Sens ennemis bientôt, l’heureux cultivateur,
De ses côteaux fleuris, reverra la richesse,
Et de l’ormeau stérile, occupant la vigueur
De sa vigne rampante aidera la foiblesse ;
Le soir, dans ses foyers, satisfait & content,
Il chantera ton nom s’ennivrant à rasade,
Que verseront gaîment, sa femme & son enfant,
En attendant chaque Décade.