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La société russe doit avoir, cela n’est pas douteux, des qualités et des défauts.

Par suite d’un phénomène qui s’est produit aussi chez nous à la veille de la révolution de 1793 les écrivains russes aperçoivent toutes les vertus, toutes les qualités parmi le peuple, tous les vices, tous les défauts dans la haute société.

Jadis en France, au temps du Grand Roi, Molière voyait à côté de courtisans ridicules d’autres gens de cour pleins de bon sens, de sots bourgeois et d’autres bourgeois spirituels, de faux dévots et des gens pieux. C’était l’humanité telle qu’elle nous apparaît encore.

Du temps de Beaumarchais le monde avait bien changé.

Les places de calculateurs étaient occupées par des danseurs, d’où l’on peut conclure que le corps de ballet était composé d’a-