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étranger, c’est qu’on éprouve de l’admiration, de la sympathie pour son talent et pour les productions de son esprit.

Je n’ai garde de chercher à diminuer en rien la haute situation acquise par Chtchédrine dans le domaine de la pensée en Russie. Il est même injuste que son nom soit si peu connu en France tandis que tout le monde connaît chez nous Tourguénieff avec qui pourtant Chthédrine peut marcher de pair.

Or, tout en rendant justice aux grandes qualités de l’écrivain, je n’admire pas son œuvre sans beaucoup de réserves.

C’est cette admiration très tempérée, si je puis m’exprimer ainsi, que je voudrais faire partager à quelques personnes curieuses de tout ce qui se rapporte aux variations de l’esprit humain.