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PREMIER GARÇON.
––––––Venez, adolescents timides,
––––––Qui rougissez près de Babet,
––––––Ici pour vous rendre intrépides,
––––––Nous vous donnerons du toupet !
ENSEMBLE.
––––––Nous sommes,
––––––––––––––––––Etc.

DEUXIÈME GARÇON.
––––––Amoureux à faces caduques,
––––––Vieux rimeurs et petits robins,
––––––Ah ! que de têtes à perruques,
––––––On voit ici tous les matins.
––––––Nous sommes,
––––––––––––––––––Etc.

TROISIÈME GARÇON.
––––––On se plait fort dans nos boutiques,
––––––Et cela se comprend au mieux ;
––––––A chacune de nos pratiques
––––––Nous jetons de la poudre aux yeux !
––––––Nous sommes,
––––––––––––––––––Etc.

QUATRIÈME GARÇON.
––––––Pour réussir près de leurs belles,
––––––Aux financiers, aux vieux barbons
––––––De l’amour regrettant les ailes,
––––––Je fais des ailes de pigeons !
ENSEMBLE.
––––––Nous sommes, messieurs et mesdames,
––––––Vos petits perruquiers chéris,
––––––Et si nous coiffons bien les femmes,
––––––Nous coiffons bien mieux les maris.

LES CLIENTS.

Rasez-moi… à moi… à mon tour.


CARMAGNASSE, au milieu.

Quelle presse !… je vais appeler ma nièce Ginetta…